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Indoorpol > Habitat > Documents partagés > Moisissures dans les bâtiments humides  

  Les moisissures dans l'habitat
 
Les moisissures "domestiques" se développent abondamment dans les milieux humides, faiblement ventilés et obscurs. Pour ces raisons, les caves ont toujours été un site de prédilection pour de nombreuses espèces fongiques. On constate cependant que la flore fongique à l'intérieur des bâtiments a subi une augmentation de diversité ces 30 dernières années.  
En Belgique, une étude menée par l'ISP a permis d'isoler des quantités significatives de Cladosporium sphaerospermum dans l'air de plus de 60% des domiciles examinés, Aspergillus versicolor dans 76%, Alternaria alternata gr., dans 38%, Penicillium spp. dans 47%, et Stachybotrys chartarum (syn.: S. atra) dans 17%.

L'isolation excessive après la crise pétrolière du début des années 1970, cumulée à un changement dans le mode de vie (douches fréquentes, nouveaux matériaux utilisés à mauvais escient, par exemple) ont favorisé l'humidité dans l'habitat, de la cave au grenier, faisant de celui-ci un environnement favorable aux développements fongiques.
Ajoutons que ces dernières années, la  précarité de plus en plus de familles les pousse à vivre dans des logements "indignes" présentant de multiples dangers pour la santé. Certains de ces logements présentent des taux de contaminations fongiques parfois extrêmement élevés. 
 
Exemple de contaminations fongiques dans l'habitat à Bruxelles 
 
A Bruxelles, au cours de la période 2001-2004, CRIPI, la Cellule Régionale d'Intervention en Pollution Intérieure (IBGE) est intervenue sur demande médicale dans 444 logements. En collaboration avec l'ISP, une échelle simple a été utilisée pour évaluer les surfaces contaminées par des moisissures dans les logements. Pour chaque pièce examinée, un nombre de 0 à 3 est attribué en fonction de l'étendue des contaminations visibles.

0: pas de moisissures visibles
1: < de 0.3 m2
2: entre 0.3 et 3 m2
3. > de 3 m2


Comme on peut le voir sur le graph. 1 ci-contre, ce premier constat est inquiétant. Les résultats exprimés sur le graphique ci-dessous, montrent l'importance de la contamination fongique observée:  59% des logements examinés présentaient à des degrés divers des moisissures visibles et parmi ceux-ci, 22% avec plus de 3 m2 de recouvrement dans au moins une pièce!

A ce triste constat, il faut ajouter les moisissures que l'on ne voit pas, dissimulées sous les lambris, dans les faux plafonds ou cloisons creuses, sous les tapis plain, ...,  et d'autres contaminants dont la croissance est favorisée par l'humidité, comme les bactéries, les acariens, ....  

Le mobilier peut aussi être contaminé, et c'est le plus souvent le cas des dos des meubles proches ou en contact avec des murs humides, des matelas ou des fauteuils, mais également du linge et des chaussures (cuir) dans les armoires, du papier ou des cartons humides, du  bois stocké dans des endroits humides (caves), etc. ...

 

Fenêtre et moisissures

Photo 1: Exemple de développement de moisissures autour d'une fenêtre humide, dans une chambre d'enfant (Photo CRIPI)

 

Graph 1: Pourcentage d'habitations présentant des moisissures visibles sur les murs. Résultats obtenus à partir de 444 logements examinés par CRIPI durant la période 2001-2004